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Dix ans (déjà)


...Et ce fut comme si le temps s'arrêtait, comme si l'Ame du Monde surgissait de toute sa force devant le jeune homme.

Quand il vit ses yeux [bleus], ses lèvres qui hésitaient entre le sourire et le silence, il comprit la partie la plus essentielle et la plus savante du langage que parlait le monde, et que tous les êtres de la terre étaient capables d'entendre en leur cœur. Et cela s'appelait l'Amour, quelque chose de plus vieux que les hommes et que le désert même, et qui pourtant resurgissait toujours avec la même force, partout où deux regards venaient à se croiser comme se croisèrent alors ces deux regards (...). Les lèvres enfin se décidèrent pour un sourire, et c'était la un signe, le signe qu'il avait attendu sans le savoir pendant un si long temps de sa vie, qu'il avait cherché dans les livres (...), dans les cristaux et dans le silence du désert.

(...) Tout ce qu'il comprenait en cet instant, c'était qu'il se trouvait devant [l'homme] de sa vie, et sans la moindre nécessité de paroles, [lui] aussi devait le savoir. Il en était plus sûr que de n'importe quoi au monde (...) car lorsqu'on baigne dans ce langage [universel] , il est facile de comprendre qu'il y a toujours dans le monde une personne qui en attend une autre, que ce soit en plein désert ou au cœur des grandes villes.

Et quand ces deux personnes se rencontrent, que leurs regards se croisent, tout le passé et tout le futur sont désormais sans la moindre importance, seul existe ce moment présent, cette incroyable certitude que toute chose sous la voûte du ciel a été écrite par la même main. La main qui fait naitre l'amour et qui crée pour chaque être une âme sœur. Parce que, s'il n'en était pas ainsi, les rêves de l'espèce humaine n'auraient aucun sens.

Mektoub se dit-il.

Librement inspiré de P. Coelho - L'Alchimiste
 
Là-haut, mes vacances avec Brüno
Ça y est, nous sommes enfin en VACANCES. Et je suis épuisé...

Samedi, erreur de casting avec Brüno. Passées les premières minutes qui sont relativement drôles et décalées, j'ai trouvé le reste lourd, décousu et sans grand intérêt. Grosse déception.

Sacha Baron Cohen. Sony Pictures Releasing France

Heureusement, dimanche a largement compensé cette perte de temps, nous sommes allés voir le superbe, magnifique et émouvant Là-Haut des studios Pixar, en compagnie du kawaï Soso. Je vous recommande vraiment ce film d'animation (mais pas en 3D une fois de plus, ça n'apporte rien du tout), c'est très bien fait et on passe un agréable moment.

Walt Disney Studios Motion Pictures France

Walt Disney Studios Motion Pictures France

Walt Disney Studios Motion Pictures France

Lundi, détour par ch'Nord pour déposer le chat en pension et hop de retour à Paris pour préparer les... valises. Car demain matin (à une heure où il ne devrait pas être permis de se lever en vacances) c'est le départ pour l'aventure, là-haut très très haut vers le nord. J'ai hâte même si là je n'ai qu'une envie : dormir...



Hat det sâ bra !
 
C'est écrit dans l'horoscope...
Sur une idée du Phoenix et suite à mon post précédent (sur les trois personnalités du Gregoo), je me suis amusé à regarder ce que disait les astres à propos de la personnalité des gémeaux.

Et le résultat est sans appel : c'est tellement moi !

Le Gémeau blond(e) :
Il aime entreprendre, et poursuit son but avec entrain. Il trouve toujours quelque chose qui le passionne, quelles que soient les circonstances particulières où il se trouve à un moment donné.

Il a un sens aigu de la satire. Ses remarques mordantes partent avec la rapidité des flèches et peuvent quelquefois blesser. Il s'insurge contre l'intolérance. Ses cibles préférées sont les gens et les institutions qui se prennent trop au sérieux.

Il a besoin de se sentir aimé et entouré d'attentions. Un bon climat affectif est nécessaire à ses performances.

Le Gémeau aux yeux bleus :
Sa préférence va à la tranquillité et la sérénité.

[attention grand moment] Cherchez-vous quelqu'un pour animer une soirée ? [DJ Gregoo] C'est un excellent bout-en-train, doué de vivacité d'esprit, de bon goût et d'un remarquable sens de l'humour ; il a aussi la parole facile. On ne saurait s'ennuyer en sa compagnie. Ses boutades sont spirituelles, pleines de charme, et ne vous font pas rire aux dépens de quiconque.

Il doute de sa capacité et tergiverse au moment même où il devrait foncer. Certes, une fois sa décision prise, rien ne peut plus l'arrêter.

Le Gémeau ascendant Verseau  (oui, j'ai tout pour plaire ) :
Tout chez vous se passe au niveau cérébral : l'idée prime sur les réalisations, les projets sur les constructions.

Vous avez l'esprit indépendant, juvénile, et qui est perpétuellement en mouvement. Comme vous ne laissez jamais votre moteur se reposer, vous êtes vulnérable à des épuisements nerveux.

Le Gémeau et le sexe (attention, révélations inside lol, éloignez les enfants) :
L'amour à la va-vite ne vous convient absolument pas. Pour votre plaisir - et aussi pour le sien -, votre partenaire doit penser à prolonger la rencontre le plus possible, et avoir en tête qu'il s'agit surtout d'un jeu. Il ne doit pas hésiter à porter des dessous coquins. Il doit aussi apprendre l'art du strip-tease et vous en faire souvent profiter : vous ne résisterez pas aux gestes aguichants de sa dénudation volontaire et savamment calculée.

L'autre doit savoir entretenir son mystère : être changeant, différent, toujours un peu inconnu. Cela piquera votre curiosité, et par conséquent votre libido.

[ne lisez pas ce qui suit] Vous appréciez particulièrement les caresses, qui doivent être légères et discrètes au début pour devenir de plus en plus osées et de plus en plus prononcées. Comme vous êtes curieux et ne craignez aucun tabou, l'autre peut explorer votre corps dans les moindres recoins. Votre partenaire doit faire preuve d'imagination dans ses ébats avec vous. Et alors vous le lui rendrez au centuple.

[moment de vérité tant attendu] Il est un excellent amant en ce sens qu'il met du sentiment et de l'imagination dans ses ébats amoureux. [et toc !]

Le Gémeau BVDK :
Le Gémeau adore la vie mondaine et a mille et une idées astucieuses pour faire de ses réceptions des réussites totales. [les réceptions de l'ambassadeur sont toujours un succès]

Il possède beaucoup de charme auquel on aurait du mal à résister. Sa personnalité est séduisante. Nous pouvons reconnaître son sourire désarmant, ses manières accueillantes. [comment ça je suis maniéré ?]

Il est gentil et attentionné. Il a le don de la communication et de la persuasion. Lorsqu'on le rencontre pour la première fois, on est tout étonné de se sentir parfaitement à l'aise comme s'il s'agissait d'une vieille connaissance. [mais euh, je ne suis pas vieille !]

Dans toute conversation avec le Gémeau, on n'a pas à chercher ses mots : il connaît instinctivement l'art de faire parler ses interlocuteurs. [nous avons les moyens de vous faire parler !]


 
 
Le Prince de sang mêlé
Vu hier en compagnie de mon chéri et du fringant Gany.

J'avais un peu peur d'être déçu vues les critiques assez mitigées que j'ai pu lire ça et là, mais au final j'ai plutôt apprécié. Certes c'est un peu lent par moments, le jeu des acteurs n'est pas extraordinaire (Emma Watson, c'est un cauchemar) mais on suit ce sixième épisode avec intérêt, les personnages gagnent en noirceur,  les pistes se brouillent et les questions surgissent.

Michael Gambon. Warner Bros. France

Daniel Radcliffe. Warner Bros. France

Rupert Grint, Emma Watson, Daniel Radcliffe et Bonnie Wright. Warner Bros. France


Et ce n'est pas dénué de jolis garçons

(mode bave on - Freddy Stroma)










(mode bave off)

Par contre, on a eu droit aux premières minutes en "3D" (oui, il parait que c'est de la 3D...). Je ne vois vraiment pas l'intérêt de faire ça, ça n'apporte strictement rien, c'est nul au niveau rendu visuel et personnellement, ça me donne le tournis, j'ai beaucoup de mal avec ce type de "3D" (rien à voir avec la 3D entièrement numérique qui donne une réelle impression d'immersion). Je pensais que Gany conserverait les immenses lunettes bleues qui lui allaient très bien, mais non, même pas

Puis transformation en BVDK pour un très sympathique dîner (presque parfait ?), et (pour une fois) je ne suis pas trop mécontent de ma recette (du poulet caramélisé à la mangue, citron vert et riz sauvage), je me suis même plutôt régalé (oui, bon, un peu d'auto-congratulation ça ne fait pas de mal !). Et Gany a tout avalé, j'ai un témoin ! Shame on me, le dessert n'était pas fait maison, mais pas mauvais tout de même.

Ensuite, moment intense émotion puisque j'ai fait mon coming-out à Gany (il n'y avait pas de meilleur moment pour le faire), qui connait donc maintenant  mon secret et le troisième personnage en moi (oui, les Gémeaux, c'est toujours compliqué ).

Bref agréables après-midi et soirée. Vivement les vacances
 
Idiomatik
J'ai hésité pas mal avant d'écrire cet article, doutant de son intérêt pour mes lecteurs (si, si, il y en a quelques uns), mais après tout, pour paraphraser un blogueur célèbre : c'est MON blog, donc je ne vois pas pourquoi je me priverais d'écrire sur un sujet qui m'intéresse.

En effet, en rangeant un peu les cartons dans mon bureau l'autre jour (j'en entends qui rigolent dans le fond, je vous vois !), je suis tombé sur des vieilles notes de classes prépa sur les expressions idiomatiques allemandes.

Si vous suivez ce blog depuis un moment, vous ne devez pas ignorer que j'ai un faible particulier pour la langue de Goethe (et de manière générale pour les langues, au sens propre comme au figuré... ça c'est fait) et j'ai toujours été piqué de curiosité sur les expressions dites "idiomatiques". Sans le savoir à l'époque, sûrement mes premiers émois avec la sociologie, car la langue est un vecteur privilégié pour comprendre et analyser une population et une culture.

Bref, pour en revenir à ces fameuses expressions, ça m'a fait sourire de retrouver des expressions que j'avais oubliées (faute de pratique, je n'ai pas parlé à un germanophone - en allemand je précise - depuis plus de 5 ans) et qui me semblent caractéristique d'une manière de penser ou de concevoir le monde. Petit florilège savoureux (je vous traduis littéralement puis je donne son équivalent en français) :

Französisch radebrechen : passer le français au supplice de la roue => parler français comme une vache espagnole

Rom ist nicht an einem Tage erbaut worden : Rome ne s'est pas construite en un jour => Paris ne s'est pas fait en un jour

Es is nicht mein Bier : ce n'est pas ma bière => ce n'est pas mon problème

Drei Käse hoch sein : être grand comme trois fromages => être grand comme trois pommes

Etwas fürchten wie der Teufel das Weihwasser : craindre quelque chose tout comme le diable craint l'eau bénite => avoir une peur bleue

Einen Korb bekommen : recevoir une corbeille => se prendre un rateau

Jemandem auf den Schwanz treten : marcher sur la queue de quelqu'un (!!) => marcher sur les pieds de quelqu'un

Aus dem Schneider sein : sortir de chez le tailleur => avoir fait le plus dur

Die Katze im Sack kaufen : acheter le chat dans un sac => acheter les yeux fermés

Jemandem Hals-und Beinbruch wünschen : souhaiter à quelque de se casser le cou et les jambes => souhaiter bonne chance

Weisse Maüse sehen : voir des souris blanches => être bourré

Alles für die Katze : tout pour le chat => pour des prunes

Die Katze aus dem Sack lassen : laisser le chat sortir du sac (oui, les chats sont à l'honneur en allemand !) => vendre la mèche

Haare auf den Zähnen haben : avoir des poils sur les dents (si,si !) => ne pas avoir froid aux yeux

Rund um die Urh : tout autour de la montre => 24h/24

Wie Gott in Frankreich leben : vivre comme dieu en France => vivre comme un coq en pâte

Luftschlösser bauen : construire des châteaux volants => acheter un château en Espagne

Jemandem Spanish sein : c'est de l'espagnol => c'est du chinois

Jemandem die Pistole auf die Brust setzen : poser le pistolet sur la poitrine => mettre le couteau sous la gorge

Für drei essen : manger pour trois => manger comme quatre (on voit tout de suite la différence de corpulence entre un français et un allemand, lol)

Nicht alle Tassen im Schrank haben : ne pas avoir toutes les tasses dans le buffet => il lui manque une case

 
Cang Xin
Ce weekend, un dossier sur le photographe Cang Xin dans Le Monde 2.

Je ne le connaissais pas, mais j'aime bien son projet "Identity Exchange" qui consiste à croiser un portrait et un autoportrait, en prenant les vêtements de l'individu photographié (et en ne lui laissant que ses sous-vêtements). Une interrogation sur les apparences et l'image véhiculée par une fonction ou un uniforme. Et toujours avec une dose d'humour.

Mon préféré, c'est *quand même* l'Ecossais, petit clin d'oeil à un lecteur de ce blog




 
The Reader
Que dire de ce film ? En résumé : excellent et à voir absolument !

Plus en détails, on réfléchit beaucoup, le film est dense (sous une apparente lenteur et simplicité).
Il me semble nécessaire de préciser le scénario pour développer ce que j'en ai pensé :

Nous sommes en Allemagne de l'Ouest, quelques années après la seconde guerre mondiale.
Un adolescent, Michael, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Commence alors une liaison secrète et passionnelle.
Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le cœur brisé.
Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna... sur le banc des accusés.

La première partie du film nous transforme en voyeur de la relation charnelle entre Michael, adolescent, et Hanna, une femme plus "mûre". C'est très sensuel, tendre et on ne nous cache rien (vraiment rien) du superbe David Kross (qui joue admirablement bien). On croirait presque un film sentimental. On découvre peu à peu le "secret" d'Hanna.

Le film change alors de mode de narration, plus en flash-back et on se retrouve plongé dans un procès de crimes Nazi. Et là j'ai été frappé par le parallèle entre la "dignité" d'Hanna, qui ne regrette rien, se condamne pour ne pas révéler son secret, justifie "mécaniquement" ses actes, et le désaroi complet de Michael, tiraillé entre la femme qu'il a profondément aimé (et qu'il aime toujours) et la monstruosité des actes qui lui sont reprochés. Et c'est là il me semble le grand intérêt du film (et très certainement du roman). Il ne s'agit pas de mettre en avant les crimes, le nazisme, mais plutôt la question centrale du rapport entre le "mal" et l'humanité. Où s'arrête l'humanité ? Où s'arrête l'amour ? Peut-on aimer quelqu'un pour ce qu'il est, tout en refusant ce qu'il fait (ou a fait) ? Et la phrase d'Hanna à l'encontre du président du tribunal tombe, cinglante : "qu'auriez-vous fait à ma place ?".

Immédiatement, une autre Hanna(h) vient à l'esprit : Hannah Arendt (qui décidément me "hante" depuis quelques mois, encore un signe ?). La "banalité du mal" entre parfaitement en résonance avec la thématique du film. Pourrions-nous tous devenir boureaux ?

Il me semble que Michael intériorise finalement ce qu'a vécu le peuple allemand. Comment juger quelqu'un "comme nous", qu'on a aimé, qui a partagé tant de choses avec nous. Pourquoi juger certains plus que d'autres ? Et comme le dit un des personnages dans le film, pourquoi continuons-nous à exister alors que nous avons été complices de telles atrocités, personne ne peut dire "je ne savais pas" ? Et Michael est lui-même confronté à sa propre "lâcheté".  Sa lâcheté de ne pas révéler la vérité de peur d'atténuer la peine d'un crime sans nom. Sa lâcheté de ne plus voir complètement dans Hanna celle qu'il a aimé, mais qui continue à le hanter jusqu'au bout.

Le film est vraiment superbe. On reste muet à la fin. Difficile de sortir de la salle.

Quelques bémols cependant. J'ai peu apprécié le fait que - bien que l'action se déroule en Allemagne - tout soit en anglais : les livres, les textes inscrits sur les tableaux de l'université etc. Je ne comprends vraiment pas que ces "détails" n'aient pas fait l'objet d'une attention plus poussée. Surtout pour un film de ce niveau.

L'autre bémol, exagéré largement dans les critiques qu'on peut lire dans la presse, c'est les stéréotypes, à la fin du film. Ca peut mettre mal à l'aise, il est vrai. Le juif qui réussit socialement, qui dédaigne l'argent qu'on lui apporte. Le "bourreau" qui devient victime etc. Mais il parait que dans le roman c'est beaucoup plus "sec" que ça.  Mais franchement, c'est complètement anecdotique comparé à la réussite globale du film.

David Kross et Kate Winslet. SND

David Kross et Kate Winslet. SND

David Kross et Kate Winslet. SND

David Kross et Kate Winslet. SND

 
 
Je ne suis pas folle vous savez
Il y a deux jours, alors que nous regardions les feux d'artifice par la fenêtre de notre chambre, notre regard a été quelque peu perturbé par le ciel. Nous étions la nuit et pourtant une portion bien précise du ciel était lumineuse. C'était très étrange et ça m'a bien intrigué.

Qu'est-ce qui pouvait bien expliquer cette "obscure clarté qui tombe des étoiles" ?
De la pollution lumineuse, je veux bien, mais à ce point là et surtout en pleine campagne...
Une hallucination ? Je ne suis pas folle vous savez...

Et en lisant le blog de David Madore ce matin, ce fut la révélation. Nous avons assisté à un phénomène paranormal atmosphérique. Si,si, comme ça, paf, juste devant nos yeux.

Le responsable est un nuage polaire mésosphérique, plus connu sous le petit nom de nuage noctulescent. Eh oui ma pauv' dame...

C'est joli et impressionnant.



(source de l'image : wikipedia)
 
Jeux de pouvoir
Un film très intéressant et qui pose un certain nombre de questions d'actualité : le rôle des journalistes d'investigation dans le "bouillonnement" de l'internet et de la pipolisation de la société, les interconnexions de plus en plus étroites entre le pouvoir et les groupes financiers, l'indépendance de la presse, la privatisation progressive d'un certain nombre de domaines réservés à l'Etat dont celui de la sécurité intérieure.

J'ai trouvé les acteurs très bons. On passe un agréable moment, et on ne voit pas les 2 heures passer. A voir !

Russell Crowe et Ben Affleck. StudioCanal

Ben Affleck. StudioCanal

Helen Mirren. StudioCanal



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Déjeuner sur l'herbe
Il y a très exactement 10 ans, j'étais convié au défilé et à un pique-nique dans le jardin d'une petite bicoque :



Ça ne me rajeunit pas

J'en garde un excellent souvenir, c'est *quand même* le genre de choses qui marquent.

Je me souviens de la fouille par ce jeune et charmant garde républicain ("quoiiii, c'est déjà fini ?") - j'avais eu un traitement de faveur, mon carton d'invitation portait une mention spéciale (pour une raison que j'ignore complètement) qui m'a permis de rentrer avec les diplomates (cette même mention spéciale m'a assuré pendant toute la durée de ma présence sur place bien des égards, ça restera vraiment un mystère, pourtant BVDK n'était pas encore connue à cette époque), ce qui m'a évité la longue file d'attente et m'a permis de profiter des lieux encore presque vides.

Parce qu'après, ça se gâte. Les pique-assiettes débarquent. Ça se dit "l'élite" de notre pays. Moi j'avais plutôt honte de les voir se précipiter sur les petits fours et autres délicieuses préparations culinaires, en provenance de toute la France (et même au-delà des mers, avec des spécialités créoles notamment). Ils se marchaient presque dessus, laissaient tomber leur assiette (en carton) par terre pour en prendre une autre. Bref, pour moi, ces gens-là n'avaient rien à faire là. Heureusement, il n'y avait pas que ça. Beaucoup de gens sympathiques et intéressants, connus ou non.

J'avais assisté à l'interview (à l'époque traditionnelle) du président (j'étais président il y a 10 ans.... je suis... je suis....), dégusté quelques sorbets à la pêche à tomber, croisé de nombreuses "personnalités", rentré en collision avec le chef (enfin il ne l'est plus aujourd'hui) d'un parti politique (je ne savais plus où me mettre) car je ne regardais pas devant moi (et lui non plus), ai vu un mec passablement éméché qui interpellait la "première dame" (à propos de son sac à main il me semble ) se faire raccompagner manu militari (c'est le cas de le dire...) à la sortie (enfin, je suppose), eu l'honneur de manger à la table du président (un grand moment) et dragué maté beaucoup beaucoup de jolis militaires en uniforme

D'ailleurs, comme j'étais accompagné d'une charmante jeune fille, beaucoup de militaires (tout aussi charmants) demandaient à être pris... en photo avec elle. Que de souvenirs...

Je me souviens aussi de la sortie par la cour d'honneur, mes lunettes de soleil sur le nez, avec les touristes et curieux amassés là, qui nous regardaient en se demandant "mais qui est-ce ?".
 
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